Volume 3, Number 2, 78-88, DOI: 10.1007/s11690-008-0121-9

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L’appréhension médicale des résultats de la chirurgie bariatrique: leçons de l’étude SOS

Medical apprehension of bariatric surgery results: lessons from the SOS study

D. Quilliot and O. Ziegler

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Abstract

L’étude SOS est la première a démontré qu’une perte de poids intentionnelle permet d’améliorer le pronostic vital et fonctionnel de personnes sévèrement obèses. De multiples enseignements peuvent être tirés de cette étude de référence. L’évolution pondérale se fait en trois phases: 1) la perte de poids initiale pendant les 12 à 18 premiers mois; 2) une phase de reprise de poids de la deuxième à la sixième ou septième année; 3) une phase de stabilisation pondérale ensuite, avec un plateau qui se maintient au-delà de dix ans. La qualité de vie (QdV) des opérés semble évoluer dans le même sens que leur corpulence, l’amélioration est majeure pour la dimension psychosociale et un peu décevante en moyenne pour l’humeur et encore plus pour le niveau d’anxiété. Une prise en charge cognitivocomportementale semble donc utile au décours de la chirurgie. Certains registres d’ailleurs ont rapporté un doublement du taux de suicides après chirurgie bariatrique. Les effets sur le diabète (rémission ou incidence) sont spectaculaires. Le taux de mortalité s’est révélé globalement faible dans la SOS. Une baisse de 24 % du risque relatif (RR) de mortalité totale a été observée dans le groupe chirurgie, ce qui correspond à une nette diminution du nombre d’accidents cardiovasculaires ou de cancers mortels. L’âge et le tabagisme sont les deux facteurs prédictifs les plus importants dans l’analyse multivariée. On relèvera également que la mortalité totale est environ quatre fois supérieure pour les patients ayant des antécédents cardiovasculaires avérés, mais cela est également vrai pour la population des sujets obèses non opérés.
The SOS study is the first to demonstrate that intentional weight loss can improve the mortality rate and functional prognosis of people who are severely obese. Many lessons can be learned from this benchmark study. Weight change occurs in 3 phases: 1) initial weight loss during the first 12 to 18 months; 2) weight gain from the 2nd to the 6th or 7th year; 3) then the weight stabilises, remaining level after 10 years. The quality of life of patients operated on appears to correlate to corpulence; there is major improvement in psychosocial terms, but the level of improvement is rather disappointing on average in terms of mood, and even more so for anxiety levels. Cognitive and behavioural therapy would therefore appear to be useful after surgery. Indeed, some reports say that suicide rates double after bariatric surgery. The effects on diabetes (remission or incidence) are spectacular. The mortality rate was generally low in the SOS study. A 24% decrease in the relative risk of total mortality was observed in the surgery group, which corresponds to a sharp decrease in the number of cardiovascular events or fatal cancers. Age and smoking are the 2 major predictors in multivariate analysis. It should also be noted that total mortality is around 4 times higher for patients with a history of cardiovascular problems, but this is also true for the population of obese subjects not operated on.

Mots clés  Étude SOS - Obésité massive - Chirurgie bariatrique - Mortalité - Qualité de vie

Keywords  SOS study - Morbid obesity - Bariatric surgery - Mortality - Quality of life

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