L’étude SOS est la première a démontré qu’une perte de poids intentionnelle permet d’améliorer le pronostic vital et fonctionnel
de personnes sévèrement obèses. De multiples enseignements peuvent être tirés de cette étude de référence. L’évolution pondérale
se fait en trois phases: 1) la perte de poids initiale pendant les 12 à 18 premiers mois; 2) une phase de reprise de poids
de la deuxième à la sixième ou septième année; 3) une phase de stabilisation pondérale ensuite, avec un plateau qui se maintient
au-delà de dix ans. La qualité de vie (QdV) des opérés semble évoluer dans le même sens que leur corpulence, l’amélioration
est majeure pour la dimension psychosociale et un peu décevante en moyenne pour l’humeur et encore plus pour le niveau d’anxiété.
Une prise en charge cognitivocomportementale semble donc utile au décours de la chirurgie. Certains registres d’ailleurs ont
rapporté un doublement du taux de suicides après chirurgie bariatrique. Les effets sur le diabète (rémission ou incidence)
sont spectaculaires. Le taux de mortalité s’est révélé globalement faible dans la SOS. Une baisse de 24 % du risque relatif
(RR) de mortalité totale a été observée dans le groupe chirurgie, ce qui correspond à une nette diminution du nombre d’accidents
cardiovasculaires ou de cancers mortels. L’âge et le tabagisme sont les deux facteurs prédictifs les plus importants dans
l’analyse multivariée. On relèvera également que la mortalité totale est environ quatre fois supérieure pour les patients
ayant des antécédents cardiovasculaires avérés, mais cela est également vrai pour la population des sujets obèses non opérés.
The SOS study is the first to demonstrate that intentional weight loss can improve the mortality rate and functional prognosis
of people who are severely obese. Many lessons can be learned from this benchmark study. Weight change occurs in 3 phases:
1) initial weight loss during the first 12 to 18 months; 2) weight gain from the 2
nd to the 6
th or 7
th year; 3) then the weight stabilises, remaining level after 10 years. The quality of life of patients operated on appears
to correlate to corpulence; there is major improvement in psychosocial terms, but the level of improvement is rather disappointing
on average in terms of mood, and even more so for anxiety levels. Cognitive and behavioural therapy would therefore appear
to be useful after surgery. Indeed, some reports say that suicide rates double after bariatric surgery. The effects on diabetes
(remission or incidence) are spectacular. The mortality rate was generally low in the SOS study. A 24% decrease in the relative
risk of total mortality was observed in the surgery group, which corresponds to a sharp decrease in the number of cardiovascular
events or fatal cancers. Age and smoking are the 2 major predictors in multivariate analysis. It should also be noted that
total mortality is around 4 times higher for patients with a history of cardiovascular problems, but this is also true for
the population of obese subjects not operated on.
Mots clés Étude SOS - Obésité massive - Chirurgie bariatrique - Mortalité - Qualité de vie
Keywords SOS study - Morbid obesity - Bariatric surgery - Mortality - Quality of life