The feeding behaviour of cassava mealybug (
Phenacoccus manihoti) was analysed by the electrical penetration graph technique (EPG, DC-system) and by light microscopy. This study confirmed
a typical phloem-feeding behaviour with an aphid-like predominance of extracellular pathways of stylets. Similarities of EPGs
from mealybugs with those of aphids and whiteflies allowed adoption of standard pattern labelling. The main differences with
aphid EPGs consisted of fewer but longer intracellular punctures (pd duration of 20 s
vs 5–7 s for aphids), longer times to the first phloem-ingestion period and a lower motility of stylets within the phloem searching
process. Comparison of the feeding behaviour on 6 plant types, including two occasional hosts (
Talinum and poinsettia), one cassava hybrid and three common cassava cultivars (
Manihot esculenta), allowed differentiation of penetration profiles. Intracellular punctures were shorter on occasional hosts, on which phloem
finding and subsequent ingestion were markedly delayed although a great variability within plants persisted. Chemical analysis
of some secondary plant substances revealed that none of the plants tested contained detectable amounts of alkaloids, and
that cyanides were restricted to true hosts (cassavas and
Manihot hybrid). Levels of total flavonoids did not differ between hosts and non-hosts, in contrast to those of phenolic acids. Preliminary
correlations with EPG paterns are discussed.
Le comportement alimentaire de la cochenille du manioc (
Phenacoccus manihoti) a été étudié par électrographie de pénétration (EPG, analyse en courant continu) et par microscopie optique. Cette étude
a permis de confirmer le caractère typiquement phloémophage de l'alimentation de cet Homoptère, présentant une large prédominance
du trajet extracellulaire des stylets, comme cela est également observé chez les pucerons. Les similitudes des tracés EPG
effectués sur cochenille et sur pucerons ou aleurodes ont permis d'adopter la même typologie du signal. Les principales différences
avec les pucerons concernent le nombre moins important et la durée plus longue des ponctions intracellulaires (20 s en moyenne
contre 5 à 7 s chez les pucerons), l'allongement du temps d'accès au phloème et une moins grande mobilité des stylets lors
de la phase de recherche du phloème. La comparaison du comportement alimentaire sur 6 plantes, parmi lesquelles deux hôtes
occasionnels (
Talinum et poinsettia), un hybride et trois variétés courantes de manioc (
Manihot esculenta), a permis de différencier plusieurs profils de pénétration. Les ponctions intracellulaires se sont révélées plus courtes
sur hôtes occasionnels, qui induisent également, malgré la variabilité observée, un allongement net de la période de localisation
du phloème et donc un retard à l'ingestion. Aucune des plantes testées ne contient d'alcaloîdes, et les composés cyanés se
restreignent au genre
Manihot, hôte naturel de la cochenille. Les flavonoîdes totaux ne permettent pas de distinguer plantes hôtes et non-hôtes, à la différence
des acides phénoliques.
Key words
Phenacoccus manihoti
- Homoptera - Pseudococcidae - EPG - stylet penetration - sieve elements - intracellular punctures - host-plant choice - allelochemicals - antixenosis