Ethnic minority–majority unions—also referred to as mixed ethnic unions—are often seen as the ultimate evidence of the integration
of ethnic minorities into their host societies. We investigated minority–majority unions in Estonia, where ethnic minorities
account for one-third of the total population (Russians 26%, followed by Ukrainians, Byelorussians, Finns and other smaller
groups). Using data from the 2000 Estonian census and regression models, we found that Slavic women are less likely to be
in minority–majority unions than are members of other minority groups, with Russians being the least likely. Finns, who are
culturally most similar to the Estonian majority population, are the most likely to form a union with an Estonian. For ethnic
minority women, the likelihood of being in minority–majority unions is highest in rural areas and increases over generations,
with third-generation immigrants being the most likely. Estonian women are most likely to have a minority partner when they
or their parents were born abroad and when they live in urban areas. Our findings suggest that both the opportunity to meet
potential partners and openness to other ethnic groups are important factors for understanding the dynamics of minority–majority
unions.
Les unions entre membres d’une minorité ethnique et membres de la population majoritaire – également dénommées unions mixtes
– sont souvent considérées comme la preuve évidente de l’intégration des minorités ethniques dans leur société d’accueil.
Cette recherche s’intéresse aux unions mixtes en Estonie, pays où les minorités ethniques représentent un tiers de la population
totale (dont 26% de Russes, suivis des Ukrainiens, des Biélorusses, des Finlandais et enfin d’autres groupes numériquement
plus faibles). Les analyses réalisées à partir des données du recensement estonien de 2000 et de modèles de régression montrent
que la probabilité d’union mixte est moins importante chez les femmes slaves que chez celles appartenant à d’autres minorités
ethniques, les russes ayant les probabilités les plus faibles. Les Finlandais, culturellement plus proches de la population
estonienne majoritaire, ont les probabilités les plus élevées de contracter une union avec un(e) Estonien(ne). Chez les femmes
des minorités ethniques, la probabilité d’union mixte est plus élevée dans les régions rurales et augmente parmi les générations
les plus jeunes, les petits-enfants d’immigrés ayant les probabilités les plus élevées. Les femmes estoniennes, pour leur
part, ont plus de chances d’avoir un partenaire appartenant à une minorité quand elles-mêmes, ou leurs parents, sont né(e)s
à l’étranger ou lorsqu’elles vivent dans des zones urbaines. Nos résultats semblent indiquer que les opportunités de rencontres
avec des partenaires potentiels et l’ouverture aux autres groupes ethniques sont des facteurs importants pour la compréhension
des dynamiques des unions mixtes.
Keywords Ethnicity – Country of birth – Generation – Minority–majority unions – Mixed ethnic unions – Estonia
Mots-clés Ethnie – Pays de naissance – Génération – Unions minorité-majorité – Unions mixtes – Données de recensement – Estonie